Votre SSD n'est plus détecté, ne démarre plus ou a disparu du BIOS ? Contrairement aux disques durs, un SSD en panne ne produit aucun bruit et ne donne aucun avertissement. La récupération nécessite une intervention directe sur les puces mémoire NAND.
Aucune pièce mécanique, mais des composants électroniques fragiles et une architecture complexe
Un SSD stocke vos données sur des puces de mémoire NAND Flash, organisées en blocs et en pages. Un contrôleur (la "puce cerveau") gère l'ensemble : il décide où écrire, optimise les performances et gère l'usure des cellules via un algorithme de wear leveling.
Le firmware du contrôleur maintient une table de translation (FTL - Flash Translation Layer) qui fait le lien entre les adresses logiques (celles que votre système d'exploitation utilise) et les adresses physiques (l'emplacement réel sur les puces NAND).
Quand un SSD tombe en panne, le problème se situe soit dans le contrôleur, soit dans le firmware, soit dans les puces NAND elles-mêmes. Les données sont physiquement fragmentées et réparties sur plusieurs puces, souvent avec un chiffrement matériel transparent.
Sur un disque dur, les données sont écrites de manière relativement linéaire sur des plateaux magnétiques. Sur un SSD, elles sont :
C'est pourquoi aucun logiciel de récupération grand public ne peut récupérer des données sur un SSD dont le contrôleur est mort. Il faut intervenir physiquement sur les puces NAND.
Identifier le type de panne détermine la méthode de récupération
Le contrôleur (Phison, Silicon Motion, Samsung, Marvell...) est le composant le plus fragile d'un SSD. Une surtension, un court-circuit ou un défaut de fabrication peut le griller. Le SSD devient alors une "brique" : aucune communication possible avec l'ordinateur. Les données sur les puces NAND sont intactes mais inaccessibles.
Le firmware du SSD peut se corrompre suite à une coupure de courant pendant une opération d'écriture, une mise à jour ratée, ou un bug logiciel. Le SSD peut apparaître avec une mauvaise capacité, ne plus être détecté, ou être bloqué en mode "BSY" (busy). Réparation possible via le mode usine du contrôleur.
En savoir plus sur le firmwareLes cellules NAND ont un nombre limité de cycles d'écriture : 3 000 pour la TLC, 1 000 pour la QLC. Quand les cellules s'usent, elles ne retiennent plus les charges électriques correctement. Le SSD peut passer en lecture seule (protection) ou devenir inaccessible si trop de blocs sont défectueux.
La Flash Translation Layer est la carte de correspondance entre adresses logiques et physiques. Si elle est perdue ou corrompue (coupure de courant, bug firmware), le contrôleur ne peut plus retrouver vos données sur les puces. La reconstruction de la FTL est l'étape la plus complexe de la récupération SSD.
La différence fondamentale entre récupération logicielle et récupération physique
Un logiciel comme Recuva, R-Studio ou Disk Drill fonctionne en envoyant des commandes de lecture au disque via l'interface SATA ou NVMe. Il analyse ensuite les données brutes pour reconstituer les fichiers.
Pour que cela fonctionne, il faut que le contrôleur du SSD soit opérationnel et réponde aux commandes de lecture. Or, sur un SSD en panne matérielle, le contrôleur est précisément le composant défaillant : le logiciel n'a personne à qui "parler".
En laboratoire, nous contournons le contrôleur défaillant :
Les puces mémoire NAND sont dessoudées du circuit imprimé du SSD avec une station de rebillage BGA à air chaud. Chaque puce est retirée individuellement sans endommager les billes de soudure. Un SSD peut contenir de 2 à 16 puces NAND selon sa capacité.
Chaque puce est insérée dans un lecteur NAND spécialisé qui lit les données brutes (raw dump). Ce dump contient les données mélangées avec les codes ECC, les métadonnées du firmware et les tables de gestion interne.
C'est l'étape la plus complexe. Les dumps bruts des puces sont assemblés selon l'algorithme d'entrelacement du contrôleur (XOR pattern). La table FTL est reconstruite pour rétablir l'ordre logique des données. Le chiffrement matériel est contourné si la clé est accessible.
Une fois l'image logique reconstituée, les fichiers sont extraits avec leurs noms, leur arborescence et leur intégrité vérifiée. Les données sont copiées sur un support sain. No Data No Fee : si la reconstruction échoue, vous ne payez rien.
Ce mécanisme propre aux SSD efface physiquement les données supprimées
Le TRIM est une commande que le système d'exploitation envoie au SSD pour lui indiquer quels blocs ne sont plus utilisés. Le SSD efface alors physiquement ces blocs pour préparer de futures écritures. Contrairement à un HDD, les données supprimées sur un SSD sont réellement effacées.
Si votre SSD est défaillant mais encore partiellement détecté, le simple fait de le brancher sous Windows peut déclencher le TRIM sur les fichiers supprimés. Si vous devez le tester, utilisez un environnement Linux en mode lecture seule.
Certains SSD exécutent le TRIM en arrière-plan (garbage collection). Plus vous attendez et plus vous utilisez le SSD, plus les blocs sont effacés. Envoyez-le en diagnostic le plus vite possible.
Tous formats, toutes marques, tous contrôleurs
EVO 860/870, QVO, PM981, PM991, T5/T7 externe. Contrôleurs Samsung Phoenix, Pablo, Elpis. Pannes firmware fréquentes sur les séries 840 EVO (bug lectures anciennes).
MX500, P2, P3, P5, BX500. Contrôleurs Silicon Motion. Pannes firmware courantes sur les modèles M4 et BX100. Récupération via le mode UART du contrôleur.
WD Blue, WD Black, SN570, SN770, SN850. Contrôleurs Marvell et propriétaires WD. SanDisk Ultra, Extreme, Extreme Pro. Même technologie NAND que les WD.
A400, A2000, NV2, KC3000. Contrôleurs Phison et Silicon Motion. Les A400 utilisent de la NAND de qualité variable selon les lots, pannes plus fréquentes.
Intel 660p, 670p, Optane. Contrôleurs Silicon Motion (660p/670p) et Intel propriétaire (Optane). La technologie Optane (3D XPoint) nécessite des outils spécifiques.
Toshiba/Kioxia, SK Hynix, Corsair, PNY, Sabrent, Adata, Transcend... Quel que soit le fabricant ou le format (2.5" SATA, M.2 NVMe, mSATA, PCIe), nous intervenons.
La panne soudaine d'un SSD est généralement liée au contrôleur ou au firmware. Contrairement aux disques durs qui se dégradent progressivement (bruits, lenteur), un SSD passe de "parfaitement fonctionnel" à "mort" en un instant. C'est normal : il n'y a aucune pièce mécanique pour prévenir de l'usure. Vos données sont toujours sur les puces NAND.
Si vous possédez la clé de récupération BitLocker ou le mot de passe FileVault, oui. Nous extrayons les données chiffrées des puces NAND et vous les déchiffrez avec votre clé. Si la clé est perdue, la récupération est malheureusement impossible : le chiffrement AES-256 est incassable en pratique.
C'est un signe classique de corruption du firmware. La table de translation (FTL) ou les modules de configuration sont endommagés. Le SSD est en mode dégradé. Cette panne se répare souvent sans chip-off, directement via le PC-3000 SSD en accédant au mode usine du contrôleur. Taux de réussite élevé.
C'est beaucoup plus complexe que sur un HDD à cause du TRIM. Si le SSD est en panne et ne communique plus, le TRIM n'a pas pu s'exécuter et les données supprimées sont encore sur les puces. Si le SSD fonctionne et que le TRIM a été activé, les fichiers supprimés sont probablement définitivement effacés.
Notre prix est fixe : 350€ HT (420€ TTC), identique aux disques durs, quelle que soit la technique utilisée (réparation firmware, chip-off, reconstruction FTL). Le diagnostic est gratuit et sans engagement. No Data No Fee. Voir nos tarifs
Vos données sont sur les puces NAND. Diagnostic gratuit sous 48h. Prix fixe 350€ HT. Aucun paiement si aucune donnée récupérée.